• PHiLiPPE LAMiRAL

     

    "Pour apprécier une œuvre, il faut la toucher, sentir  les coups de pinceaux donnés par l'artiste, pouvoir ressentir les émotions du peintre lorsqu'il peignait."

     

    Roger Edgar Gillet

     

     

    Quand on regarde mes peintures, au premier regard on ne se trompe pas : c’est bien de la peinture qu’on voit sur la surface de mes toiles !

    C’est bien de la peinture appliquée avec une pâte épaisse…

     

    Le spectateur doit peut-être se faire « violence » pour  chercher à répondre à la fameuse question : qu’est-ce-que cela représente ?

     

    A cette interrogation rengaine,  je répondrai que le sujet n’est qu’un prétexte pour moi pour commencer mon barbouillage.

     

    Je sais que pour chacun le repère figuratif rassure, je dois aussi faire cette confidence : pour moi aussi et je suis soulagé de faire une peinture avec de la couleur, de la matière, une peinture concrète et non abstraite !

     

    C’est pour cela que j’indique un titre souvent générique qui fait référence à une réalité.

    Mais je pense que ma peinture traduit une réalité plus intime, un ensemble d’émotions ressenties et conservées dans ma mémoire et que je traduis par la couleur ou la lumière…

     

    Ma peinture c'est le résultat du geste et de la couleur  et c'est cette perception concrète qui est perçue et qui reste quand on oublie de chercher à voir le sujet et de s'interroger sur sa signification. 
    Ma peinture c'est aussi le temps : le temps nécessaire pour élaborer le tableau qui comme l'archéologie est donné par les épaisses couches successives déposées sur la toile.
     
    Tout n'est pas donné dans l'instant ; ma peinture c'est l'expérience du regard et il faut balayer la surface  de la toile patiemment pour pénétrer dans l'intimité de la peinture et prendre le temps nécessaire pour appréhender et saisir le visible et l'imperceptible  pour repérer peut être une image furtive qui s'échappe  sans cesse ; elle incite à un ralentissement du regard, à un arrêt du temps  et renvoie à la récurrence du même motif ; celui peut être qui entre dans la conception  de notre mémoire affective et à nos savoirs sensoriels !

     

    Philippe Lamiral

    Janvier 2010

     


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